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Stoppons l’orbanisation en Grèce  !

Dès qu’il est devenu Premier ministre, Mitsotakis a construit des pouvoirs parallèles et, 7 ans plus tard, il nage dans des scandales marquant la privatisation de l’État à son profit et à celui de ses proches et du patronat. 

Ainsi, les ministres aux faux diplômes, la liste Petsa visant à distribuer des subventions à la seule presse amie, même quasi inexistante, les subventions agricoles européennes versées sur la base de la fidélité à la Nouvelle Démocratie (ND, le parti de la famille Mitsotakis) : cette dernière affaire a alerté la procureure en chef de l’Union européenne, Laura Kövesi, aussitôt calomniée par la garde rapprochée de Mitsotakis…

Cette politique inquiète Amnesty International dans son rapport pour 2025 : scandale des écoutes (Predator), dont on sait qu’elles dépendent de Mitsotakis, détention illégale de réfugiéEs ou refoulements en mer, loi scélérate de la journée de travail de 13 heures, répression contre les manifs pour les victimes du crime ferroviaire de Tèmbi ou pour Gaza…

Des attaques incessantes, 2 cas symboliques

Ces dernières semaines, la droite se déchaîne pour être à la hauteur d’un Orbán : projet de loi visant à neutraliser totalement l’inspection du travail, qui passerait sous tutelle du ministère du Développement ; révélation de la cynique utilisation de groupes immigrés masqués pour repousser en Turquie des réfugiéEs à la frontière d’Evros ; et répression tous azimuts : police envoyée dans les facs pour empêcher toute protestation contre l’exclusion de milliers d’étudiantEs, procédures bâillons contre les mobilisations locales en défense de l’environnement…

Si on retient des priorités dans cette vague répressive, deux cas réclament une solidarité immédiate. D’abord Javed Aslam, président de l’association « Unité » des Pakistanais en Grèce. Connu pour son engagement contre le racisme et pour les droits des immigréEs, pour son rôle important dans la mise en cause de Chryssi Avgi (Aube Dorée) après le meurtre de Shehzad Luqman en 2013, il est menacé de ne pas voir renouveler son permis de séjour après 30 ans en Grèce, vengeance mesquine du ministre des migrations.

Et mercredi 29 passera à nouveau en conseil de discipline l’enseignante Chryssa Hotzoglou, qui, comme des milliers de ses collègues — désormais toustes menacéEs — avait refusé une procédure d’évaluation synonyme de caporalisation et de « délestage » des travailleurEs du secteur public. Malgré l’avis unanime négatif d’un premier conseil il y a un an, elle avait été suspendue ; elle risque désormais jusqu’au licenciement. La bataille contre l’évaluation est celle de la défense d’une école ouverte et critique contre une école d’obéissance à la hiérarchie, et l’acharnement du pouvoir prouve sa volonté d’interdire l’action syndicale et les mobilisations. Le licenciement de Chryssa serait le premier pour raisons syndicales dans le secteur public depuis la chute des colonels fascistes en 1974…

Contre l’Orbán grec, soutien international aux résistances !

A. Sartzekis

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